« Les chiens ne mentent jamais quand ils parlent d’amour » Jeffrey Moussaieff Masson, essayiste américain.

Comme vous avez pu le constater, chaque friandise porte un nom basé sur l’un des chiens de ma vie. Il fallait donc que je vous les présente !

Câline, la première chienne de ma vie ! La chienne de mes grands-parents. Elle avait été jetée d’une voiture non loin de leur maison, alors qu’elle n’était encore qu’un chiot. Ils l’avaient recueillie. Elle n’aimait personne à part les membres de la famille. Mais quelle adorable chienne avec nous ! Elle a passé 16 ans à nos côtés. J’ai littéralement grandi avec elle.

Newton, c’est le chien que mes grands-parents ont adopté après le décès de Câline. Le seul chien de tout le refuge qui ne nous avait absolument pas regardé quand nous étions passés devant sa cage. Il était résigné dans son panier, désabusé… Il avait été abandonné par son maître qui, ivre, ne se souvenait même pas l’avoir abandonné…  12 ans à nos côtés à être le plus brave des chiens ! Médaillé par sa commune car il allait tous les jours faire ses besoins au canisite du quartier. Plutôt racé, le Titon !  

Tequila, Didou les grandes oreilles. Arrivée au refuge où elle a mis bas quelques jours plus tard; seul un de ses chiots a survécu. Elle a été adoptée par mon compagnon et son petit par la mère de mon compagnon. Une chienne adorable, elle n’était que douceur et gentillesse, de caractère toujours constant. Un petit bonheur de chien.

Loustic… Ah ce petit Loustic. Quel sacré personnage ! Un membre de ma famille me l’a amené un dimanche soir, tard, pour que je prenne soin de lui. Il ne pouvait pas le garder chez lui et devait aller chez le médecin car Loustic l’avait mordu à sang quand il l’avait attrapé. Lorsque j’ai ouvert la porte de la voiture, Loustic a sauté dans mes bras. Incompréhensible alors qu’il était terrorisé et agressif quelques minutes plus tôt. Presque 3 heures de toilettage maison ont été nécessaires pour venir à bout des rastas et de la trentaine de tiques qu’il avait sur lui. Aucune identification… Il est resté avec nous. Dans les deux premières années de « sa vie d’avant », petit Pilou avait été battu, sans doute quotidiennement, par un vieux monsieur. Comment le sait-on ? Il était tout simplement terrorisé par les hommes, et encore plus par les vieux messieurs qu’il attaquait (mon pauvre grand-père en a fait les frais, lui qui a toujours été une crème avec les animaux). Un travail comportemental de longue haleine nous a permis de rendre Loustic plus sociable. Il est resté très anxieux toute sa vie, mais nous nous aimions d’un amour inconditionnel. Il nous a quittés à 9 ans, d’une fichue tumeur maligne qui le condamnait à vivre 15 jours…Mais lui, il a vécu 8 mois encore, le petit guerrier ! Il restera à jamais dans mon cœur, mon petit Sociopathe canin!

Lisy. Ma BigBig ! Mon arme de destruction massive… Tu en as fait des dégâts chez nous. Mais comment t’en vouloir vu ton parcours chaotique ? Du haut de tes 7 ans, tu avais été trouvée errante sur la voie publique, très amaigrie. Puis tu avais été adoptée. Mais 6 mois après, on te ramenait au refuge car tu étais trop lourde pour que ton adoptant arrive à te gérer; il te manquait toujours 10 kg, pourtant. Une belle dose d’anxiété de séparation plus tard, tu es arrivée à la maison. Le chien de garde qui faisait changer les gens de trottoir… Un gros molosse presque noir, ça effraie, comprenez ! La chienne la plus gentille du monde, surtout. La plus baveuse aussi… Et la plus gloutonne. Tu as passé 4 ans et demi à nos côtés.
Je suis heureuse d’avoir croisé ta route, ma vieille sotte.

Henri. Ah, Henri ! Il mériterait un roman, vous savez ? Henri… Il n’avait pas de nom quand il est arrivé au refuge. Il était mourant, quand il est arrivé au refuge. Le responsable me l’a confié en famille d’accueil pour qu’il ne meurt pas là, en cage, lui, ce pauvre vieux croulant à qui on ne donnait pas plus de 10 jours.  A force de soins, d’amour, de douceur et de respect, il s’en est sorti. Physiquement et émotionnellement. Nous l’avons gardé 11 mois à nos côtés. Mais on ne lutte pas contre l’âge. A 16 ans, son corps était arrivé au bout du chemin… Quelle résilience et quelle pugnacité mon PapyCroûti ! Quelle leçon de vie !
C’est un honneur d’avoir côtoyé un tel Conquérant.

Sweetie est une petite chienne qui a été trouvée et qui n’a jamais été réclamée au refuge. Dès que je l’ai vue, j’ai craqué sur sa bouille atypique mais si craquante. Elle embellit notre vie par son caractère spitant ! Ne vous y trompez pas, Princesse Sweetie a un sacré tempérament, elle mène son petit monde à la baguette !

Mozart, alias Poupy. Ah Mozart ! Vous pensiez que le compositeur était fou ? Vous n’avez pas encore rencontré mon chien ! Il est né au refuge, le lendemain d’une saisie. Sa mère l’a rejeté 15 jours plus tard et je n’ai pas eu le cœur de le laisser mourir. Je l’ai pris sous mon aile : biberons, nuits blanches, santé fragile. Voilà le tableau des premières semaines de sa vie. Il n’a pas eu de maman-chien et n’a pas pu être socialisé comme il fallait à cause de problèmes de santé contagieux. Depuis, je consacre ma vie à faire de Mozart un chien presque comme les autres. Son grain de folie est ma bouffée d’oxygène !

Leslie, ma p’tite cacahuète d’amour ! Elle est arrivée au refuge où elle a mis bas. Malheureusement son chiot n’a pas survécu. Touchée par cette petite chienne qui vivait mal le double drame qui la frappait, la mère de mon compagnon l’a adoptée. Oui mais elle, c’est de mon compagnon qu’elle était folle ! Alors la voilà qui l’a suivi dans sa vie et qui partage notre quotidien depuis plusieurs années. Leslie, c’est une Teckel dans toute sa splendeur : vive la chasse aux bestioles du jardin en jouant à Indiana Jones dans les buissons et sous la terrasse… il n’y a que ça de vrai, même à 12 ans !

~ Emmanuelle

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